
27 June 2025—Rome, Italy
The Civil Society Engagement Platform’s (CSEP) Food Systems Working Group participated in discussions on just, sustainable, and resilient agri-food systems at the 6th African Union (AU) – European Union (EU) Joint Agriculture Ministerial Conference.
The conference brought together African and European ministers and ambassadors of agriculture—representing almost half the world’s agriculture ministers, and almost two billion people—as well as AU and EU commissioners, farmers organisations and United Nations (UN) agencies, to strengthen the collaboration between the two Unions, and address current challenges facing both continents’ agri-food systems.
The CSEP engaged in several bilateral conversations with AU and EU ministers and commission staff, and national farmer representatives, to elaborate further on its policy brief and recommendations, published in light of the Ministerial Conference.
The platform had already been meeting for several months, ahead of the conference, to further develop its messaging and explore how effective policy reforms can be guided by a commitment to the well-being and prosperity of both continents—and, indeed, all of humanity.
The CSEP organised a side-event at the conference which welcomed over 40 participants, including ministers, ambassadors, and former commissioners. Opening the side-event, Advocacy Lead from Alliance2015, Ms. Adriana Opromolla, said “Today is an opportunity to reflect on how the vision of the AU and the EU can converge in ways that promote transformation, guided by the realities of farmers and communities.”
The Just Economy Program and Policy Manager for Oxfam in West Africa, Mr. Francis Agbere, added that the AU-EU Partnership should “adopt policies that reduce inequality, enhance climate and environmental justice, and promote good governance and fairer trade rules, so that international trade can also benefit smallholder farmers.”
The Belgian Permanent Representative to the UN Rome-based agencies, Mr. Lieven De la Marche, shared that “agriculture is a transversal issue and no single actor can solve the challenges alone.”
In elaborating on the role of governments in generating consensus and a unified vision for national plans related to the agri-food system, the Irish Agriculture Attaché to the UN Rome-based agencies, Mr. Peter Cleary, said, “it’s necessary to have buy-in from all involved.”
“This is not a discussion between North and South. It is about human dignity. The future of the African food system must be in African hands.” added Musa Sowe, Vice President of ROPPA and head delegation of the Pan-African Farmers Organization (PAFO) to the ministerial.
“We call for the full implementation of the Kampala Declaration, with at least 30% of the agricultural budget reserved for agro-ecological practices, with particular attention to women, young people and pastoralists” said Hakim Baliraine, chairperson of AFSA and board member of ESAFF.
The side event elaborated on food sovereignty as not merely a technical issue but a matter of justice, identity, and autonomy. It called for decisions on financial resources and international cooperation to be guided by broader values and principles that allow for local communities to break free from harmful patterns of dependence.
How small-scale farmers, women and young people can become co-owners or co-creators of a sustainable food system, rather than being invited to the table as guests of an existing system was also explored.
During her keynote speech, Ms. Nosipho Nausca-Jean Jezile, Chair of the Committee on World Food Security (CFS) shared that the crises facing Africa are visible symptoms of a derailed and dysfunctional global system, and thus called for the dedication of resources towards the fight against hunger and extreme poverty.
The CSEP also shared its key messages with the EU’s Commissioner for Agriculture and Food, Mr. Christophe Hansen.
Sign-on to the CSEP’s messages is open until September 2025.
Le changement transformateur au cœur de l’événement parallèle de la CSEP lors de la 6e Conférence ministérielle de l’agriculture UA-UE [FR]
27 juin 2025 — Rome, Italie
Le groupe de travail sur les systèmes alimentaires de la Plateforme d’engagement de la société civile (CSEP) a participé à des discussions sur des systèmes agroalimentaires justes, durables et résilients lors de la 6e Conférence ministérielle conjointe de l’agriculture Union africaine (UA) et Union européenne (UE).
Cette conférence a réuni des ministres et ambassadeurs africains et européens de l’agriculture, représentant près de la moitié des ministres de l’agriculture du monde et près de deux milliards de personnes, ainsi que des commissaires de l’UA et de l’UE, des organisations paysannes et des agences des Nations Unies (ONU), afin de renforcer la collaboration entre les deux Unions et de relever les défis actuels auxquels sont confrontés les systèmes agroalimentaires des deux continents.
La CSEP a mené plusieurs échanges bilatéraux avec des ministres et des fonctionnaires des commissions de l’UA et de l’UE, ainsi qu’avec des représentants nationaux des agriculteurs, afin d’approfondir sa note d’orientation et ses recommandations, publiées à la suite de la Conférence ministérielle.
La plateforme se réunissait déjà depuis plusieurs mois, en amont de la conférence, afin de développer son message et d’explorer comment des réformes politiques efficaces peuvent être guidées par un engagement envers le bien-être et la prospérité des deux continents, et, de fait, de l’humanité toute entière.
Le CSEP a organisé un événement parallèle à la conférence, qui a accueilli plus de 40 participants, dont des ministres, des ambassadeurs et d’anciens commissaires. Mme Adriana Opromolla, responsable du plaidoyer d’Alliance2015, a déclaré : « Aujourd’hui est l’occasion de réfléchir à la manière dont les visions de l’UA et de l’UE peuvent converger pour promouvoir la transformation, guidée par les réalités des agriculteurs et des communautés.»
M. Francis Agbere, responsable du programme « Économie juste » et des politiques d’Oxfam en Afrique de l’Ouest, a ajouté que le partenariat UA-UE devrait « adopter des politiques qui réduisent les inégalités, renforcent la justice climatique et environnementale, et favorisent la bonne gouvernance et des règles commerciales plus équitables, afin que le commerce international puisse également bénéficier aux petits exploitants agricoles. »
Le Représentant permanent de la Belgique auprès des agences des Nations Unies basées à Rome, M. Lieven De la Marche, a déclaré que « l’agriculture est une question transversale et qu’aucun acteur ne peut à lui seul relever les défis ».
Développant le rôle des gouvernements dans la recherche d’un consensus et d’une vision unifiée des plans nationaux relatifs au système agroalimentaire, l’attaché agricole irlandais auprès des agences des Nations Unies basées à Rome, M. Peter Cleary, a déclaré : « L’adhésion de toutes les parties prenantes est nécessaire.»
« Il ne s’agit pas d’un débat entre le Nord et le Sud. Il s’agit de dignité humaine. L’avenir du système alimentaire africain doit être entre les mains des Africains », a ajouté Musa Sowe, vice-président du ROPPA et chef de la délégation de l’Organisation panafricaine des agriculteurs (PAFO) à la réunion ministérielle.
« Nous appelons à la pleine mise en œuvre de la Déclaration de Kampala, avec au moins 30 % du budget agricole réservé aux pratiques agroécologiques, avec une attention particulière aux femmes, aux jeunes et aux éleveurs », a déclaré Hakim Baliraine, président de l’AFSA et membre du conseil d’administration de l’ESAFF.
L’événement parallèle a abordé la souveraineté alimentaire comme une question non seulement technique, mais aussi de justice, d’identité et d’autonomie. Il a appelé à ce que les décisions relatives aux ressources financières et à la coopération internationale soient guidées par des valeurs et des principes plus larges permettant aux communautés locales de se libérer de schémas de dépendance néfastes.
La manière dont les petits exploitants agricoles, les femmes et les jeunes peuvent devenir copropriétaires ou cocréateurs d’un système alimentaire durable, plutôt que d’être les seuls invités d’un système existant, a également été explorée.
Lors de son discours d’ouverture, Mme Nosipho Nausca-Jean Jezile, présidente du Comité de la sécurité alimentaire mondiale (CSA), a expliqué que les crises auxquelles l’Afrique est confrontée sont les symptômes visibles d’un système mondial défaillant et dysfonctionnel, et a donc appelé à consacrer des ressources à la lutte contre la faim et l’extrême pauvreté.
Le CSEP a également partagé ses messages clés avec le commissaire européen à l’agriculture et à l’alimentation, Christophe Hansen.
L’inscription aux messages du CSEP est ouverte jusqu’en septembre 2025.






